jeudi 20 août 2026

Douleur (suite) : Douleur le virtuose de la langue Duala



(La musique sawa a pour des raisons historiques, pour idiome de base, la langue duala. Par sa qualité de maîtrise de cette langue, Douleur est  l’un de ces meilleurs ambassadeurs à travers le monde musical !)

Il n’est pas surfait de dire que l’histoire du makossa est intimement lié à la langue duala. Cette langue duala qui fait partie d’un grand ensemble d’idiomes sawa, parmi lesquels on retrouve pêle-mêle, l’ewodi, le pongo, le malimba, le bankon, le subu, etc.,
L’une de ces langues, plutôt que le duala, aurait pu tout aussi être le terreau d’épanchement privilégié du makossa, puisqu’il est reconnu que beaucoup d’interprètes de ce genre musical ne sont pas des Duala, mais appartiennent à la grande famille Sawa. On notera d’ailleurs pour parler de ces interprètes qui font le renom de ce rythme, de l’apport assez important, venant des familles Bankon, Ewodi et Pongo ! Maints chanteurs et instrumentistes les plus illustres du makossa, sont originaires de ces trois grandes familles Sawa ! Ils ont participé à l’édification de la maison ; plus encore, ils continuent à en être des fers de lance par leur production, l’immensité de leur talent et leur implication constante à son inscription dans le temps ! Citons, sans toutefois avoir la prétention d’en donner la liste exhaustive, des noms tels que, Toto Guillaume, Missè Ngo François, Nkotti François, Joly Priso, pour les ressortissants Bankon, pour ceux originaires du Nkam (Ewodi), parlons de Manu Dibango Charles Lembe, Ngalle Jojo ; quant au Pongo, on retiendra les noms de Ekambi Brillant, Bolo le Danger, Richard Bona, Tom Yom’s[1], etc.,  
Cependant, plus que des raisons objectives, des raisons historiques expliqueraient cette utilisation presque exclusive du duala dans la chanson camerounaise, basée au Littoral.

Les raisons de la prépondérance de la langue duala auprès des auteurs-interprètes du makossa

 Au Kamerun, dans les années pré et postindépendances, (50-60-70) la ville de Douala était la seule métropole d’importance (en dehors de Yaoundé) où pouvaient s’exprimer, les artistes camerounais en herbe, tout comme ceux confirmés. Et ceci, en s’exhibant dans des bars et cabarets naissants. Que ce soit de manière individuelle ou en émargeant collégialement dans un band. Les plus célèbres de ces lieux de détente qui hantent encore avec nostalgie l’esprit de certains mélomanes avertis étaient : l’ancien Mont-Cameroun (Bonadibong), Davum Bar (non loin de Mobile Bonakouamouang), Oryx Bar (Bonabéri), La Joie d’été (ancien Sonel Akwa)  dont parle avec son humour habituel, Douleur dans Ho shame, et le Mermoz Bar dont nous invite à nous rendre Nkotti François, dans l’un de ces titres tout aussi célèbre auprès des mélomanes de l’époque.  
Il devint tout à fait normal que dans cet environnement « douala » où l’idiome le plus usité par les populations, était tout naturellement le duala, ces artistes de la chanson venus d’horizons divers, en viennent à privilégier son utilisation dans la majorité de leurs créations ! Parce que lieu historique d’implantation des  populations douala dans le Littoral, mais aussi parce qu’à une certaine époque (toujours la même), cette langue a aussi été introduite pour apprentissage, d’idiomes du terroir, dans l’enseignement des enfants en âge d’être scolarisé ! Il se conçoit donc aisément que pour des commodités de communication, tous ces artistes qui pour autant, faisant parti de la grande famille sawa, n’en maîtrisaient pas moins leur patois d’origine, ont dû se résoudre à adopter le duala comme médium d’expression artistique.
Ce qui n’a pour autant pas empêcher certains d’entre eux, de remettre à la mémoire des mélomanes, leur appartenance linguistique à un autre espace, malgré sa forte proximité avec celui d’adoption dans cette ville cosmopolite. Et généralement ces sorties ont presque tous donné naissance à des titres assez mémorables. Titres qui évacuent l’argument qui se voulait soutenir qu’il leur était plus facile de chanter en duala, que dans leur langue d’origine !  Quant on écoute Missè Ngo chanter en Bankon (Amélie), de même Nkotti François ([2]bikwaye bi ndolo) et même Kangue Emile en langue bakaka, on retrouve cette même fraîcheur, cette même verve, cette réussite qui caractérisent leurs créations chantées en duala. Plus près de nous, le travail de revalorisation de leur langue et de leur culture, orchestrés par les jeunes Bankon, dans le collectif d’artistes Bankon, avec à leurs têtes, des artistes tels que Joly Priso, Narysse Pryse, etc. ; donnent à souhait à voir, leurs possibilités d’expression musicales au sein même de leur socle linguistique ombilical. Ils ont même été jusqu’à revisiter en langue Bankon, des titres de Toto Guillaume, chantés en duala, jusqu’alors, considérés comme des classiques de la musique camerounaise ! Une rappropriation d’un espace culturel qui peut d’ailleurs être considéré comme légitime tant ces communautés sawa s’entrecroisent et s’enrichissent mutuellement.

(A suivre)


©Essombe Mouangue 2012

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Pour tout travaux de presse book, de portrait d’artiste, de représentation d’artiste, etc., Contactez Essombe Mouangue à ces numéros de tel : 33 02 21 82- 97 81 05 73- 73 35 46 27 Douala- Cameroun



[1] La liste est très longue pour que je puisse m’hasarder à en faire l’étalage ici. Je laisse à chaque ressortissant de ces groupes ethniques de  reconnaître les siens et d’en établir plus surement la liste.
[2] Que les linguistes bankon permettent d’avance, la légèreté d’orthographe.    
Jean Claude Mbimbé, le crooner ténébreux

Il est des artistes comme ça qui sont tellement prometteurs, que leur évocation après
coup,  reste douloureuse, tellement on a l’impression que la mise sous parenthèse de leur carrière musicale, donne à penser qu’ils sont passés à côté de mémorables prestations ! JC Mime, le crooner ténébreux par excellence du makossa, fait partie de cette race.

Il est des artistes comme ça qui sont tellement prometteurs, que leur évocation après coup, reste douloureuse, tellement on a l’impression qu’ils sont passés à côté d’une grande carrière. C’est bien le cas de JC Mbimbé qui fait partie de ces goldens  boys, qui ne peuvent même pas parvenir à se départir de l’extraordinaire poussière d’or qui les auréolent ! Malgré qu’ils aient, semble-t-il décidé très tôt de mettre entre parenthèse, le monde du show-biz ! Pour des raisons que nous ne maîtrisons pas toujours d’ailleurs. Pourtant, bien au-delà de ce départ de la scène musicale camerounaise que l’on pourrait qualifier de prématuré, la force de leur apport à ce rythme qu’est le makossa, reste indéniable et en impose à tous !
Etond’a ndolo :Je ne voudrais avoir affaire qu’à cette fille qui a  promis de m’aimer éternellement, où est-elle ?/C’est elle qui sait ce dont j’ai besoin comme amour/qu’il fasse soleil ou qu’il pleuve sur moi, c’est elle qui est ma vie sur cette terre/C’est elle qui sait ce dont j’ai besoin comme amour/ C’est elle que je portes dans mon cœur et c’est à elle que vous voulez m’arracher/ ne me laissez pas crever avec cette douleur/ c’est elle qui est ma vie sur cette terre/
Le chanteur à multiregistre

Lorsque Jean Claude Mbimbé apparaît dans les années 80 au devant de la scène musicale camerounaise, il se distingue tout de suite par la production d’un makossa sans pareil à nul autre. Bien que celui-ci soit concocté évidemment, par les mêmes ténors de l’équipe nationale dudit art. A l’instar du duo Ebanda Manfred et Villa Vienne, de Sallè John, le Pape de l’Ambass-bey ou encore d’un Douleur, dépositaire incontestable du Ngoso national, qui sont des auteurs-compositeurs qui ont sut mettre en branle, une âme particulière et singulière dans ce genre musical, Jean Claude Mbimbé donne à entendre aux mélomanes, un makossa inédit, sans toutefois ne pas être moderne ; un makossa roulant parfaitement sur ses mécaniques ; un makossa qui repose sur des sonorités à la coloration sombre, intimiste, avec une prédominance de thèmes romantiques, servi par un vocal aux accents rocailleux, profonds. Ce qui l’investit d’un air d’aîné qu’il n’est pas encore, dans un genre musical où il débarque tout nouvellement pourtant.
Et au fil des tablettes, à l’écouter attentivement, on se rend compte qu’il est autant à l’aise dans une technique de makossa au tempo assez lent, qui est celui de son premier album, que celui relevé, et  rapide, de sa deuxième tablette musicale.  
Le makossa à rallonge n’a aucun secret pour lui ; ce makossa à rallonge dont il partage la scène avec des artistes aussi prestigieux que Dina Bell, Ben Decca, Moni Bilè, Pierre De Moussy. Servi par une équipe nationale au grand complet, JC Mbimbè use avec brio, de tous les artifices nés au sein de ce groupe d’hommes dépositaire du makossa de ces années.
On le voit aussi s‘exprimer avec bonheur dans des slows qui ont traversé les époques ; les slows, cette spécialité exigeante, si prisée à l’époque par tous !

JC Mbimbé, parmi le quarte de tête des plus belles voix du makossa !

Son génie vocal qui est aussi particulier, est tout de suite associé à l’époque, à celui d’autres jeunes loups du makossa tels que Douleur, Guy Lobé, Charly Nellè, etc., Ce qui n’était en réalité qu’une étape vers la consécration, la reconnaissance finale constituée par son introduction dans ce classement, non officiel bien entendue, mais suffisamment révélateur, établi par l’entremise du bouche-à-oreille circulant en ces années-là, au sein des mélomanes de la ville de Douala. Ces mélomanes pour qui est fait le makossa ! Ces mélomanes qui s’en sont taillés un costume sur mesure ! Ces mélomanes des bars, cabarets, échoppes, circuits qui s’en sont finalement construit une ascèse ! Et pourquoi pas, un sacerdoce, comme le dit souvent, l’air grave, mon frère de la Cité sic, Mbapouck !  Et ce classement des mélomanes, jaloux de ce rythme et de ses acteurs, le fait émarger, et le maintient dans le quarté  de tête des makossa-man à l’habileté vocale la plus riche, en ces années 80-90 ! Quarté de tête évidemment constitué à part lui, des chanteurs  Dina Bell, Douleur et Ben Decca ! C’est dire l’énormité du talent de ce chanteur zézayant un peu de la langue, sans pour autant que cela n’ait pour effet de désharmoniser, de déséquilibrer ni même d’amoindrir, la qualité de sa production vocale !  Un JC Mbimbé est toujours reconnaissable entre mille makossa. Il n’est pas possible que l’on soit sujet à la confusion tellement le style de l’homme est manifeste. Tellement le vocal de l’artiste est inimitable ! Bien que question technique, rappelons-le toujours, son makossa ne s’éloigne point de celui aussi développé par des auteurs interprètes tels que Dina Bell, Pierre De Moussy, Moni bilè. Sous la férule de l’équipe nationale du makossa, bien entendue. 
Dibumbe : Des choses incroyables se déroulent dans la ville/ Des choses finalement assez difficiles à raconter/ Les filles de maintenant, développent de trop mauvaises habitudes/ de trop mauvais comportements/ Lorsque tout va bien, elles sont avec vous, mais lorsque tout va mal, elles vous abandonnent/je vais mourir, m’en aller, s’en trouver une femme à aimer/une femme à chérir/
(A suivre)
©Essombe Mouangue 2012
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mercredi 19 août 2026

Jean Claude Mbimbé, le crooner ténébreux

Il est des artistes comme ça qui sont tellement prometteurs, que leur évocation après
coup,  reste douloureuse, tellement on a l’impression que la mise sous parenthèse de leur carrière musicale, donne à penser qu’ils sont passés à côté de mémorables prestations ! JC Mime, le crooner ténébreux par excellence du makossa, fait partie de cette race.

Il est des artistes comme ça qui sont tellement prometteurs, que leur évocation après coup, reste douloureuse, tellement on a l’impression qu’ils sont passés à côté d’une grande carrière. C’est bien le cas de JC Mbimbé qui fait partie de ces goldens  boys, qui ne peuvent même pas parvenir à se départir de l’extraordinaire poussière d’or qui les auréolent ! Malgré qu’ils aient, semble-t-il décidé très tôt de mettre entre parenthèse, le monde du show-biz ! Pour des raisons que nous ne maîtrisons pas toujours d’ailleurs. Pourtant, bien au-delà de ce départ de la scène musicale camerounaise que l’on pourrait qualifier de prématuré, la force de leur apport à ce rythme qu’est le makossa, reste indéniable et en impose à tous !
Etond’a ndolo :Je ne voudrais avoir affaire qu’à cette fille qui a  promis de m’aimer éternellement, où est-elle ?/C’est elle qui sait ce dont j’ai besoin comme amour/qu’il fasse soleil ou qu’il pleuve sur moi, c’est elle qui est ma vie sur cette terre/C’est elle qui sait ce dont j’ai besoin comme amour/ C’est elle que je portes dans mon cœur et c’est à elle que vous voulez m’arracher/ ne me laissez pas crever avec cette douleur/ c’est elle qui est ma vie sur cette terre/
Le chanteur à multiregistre

Lorsque Jean Claude Mbimbé apparaît dans les années 80 au devant de la scène musicale camerounaise, il se distingue tout de suite par la production d’un makossa sans pareil à nul autre. Bien que celui-ci soit concocté évidemment, par les mêmes ténors de l’équipe nationale dudit art. A l’instar du duo Ebanda Manfred et Villa Vienne, de Sallè John, le Pape de l’Ambass-bey ou encore d’un Douleur, dépositaire incontestable du Ngoso national, qui sont des auteurs-compositeurs qui ont sut mettre en branle, une âme particulière et singulière dans ce genre musical, Jean Claude Mbimbé donne à entendre aux mélomanes, un makossa inédit, sans toutefois ne pas être moderne ; un makossa roulant parfaitement sur ses mécaniques ; un makossa qui repose sur des sonorités à la coloration sombre, intimiste, avec une prédominance de thèmes romantiques, servi par un vocal aux accents rocailleux, profonds. Ce qui l’investit d’un air d’aîné qu’il n’est pas encore, dans un genre musical où il débarque tout nouvellement pourtant.
Et au fil des tablettes, à l’écouter attentivement, on se rend compte qu’il est autant à l’aise dans une technique de makossa au tempo assez lent, qui est celui de son premier album, que celui relevé, et  rapide, de sa deuxième tablette musicale.  
Le makossa à rallonge n’a aucun secret pour lui ; ce makossa à rallonge dont il partage la scène avec des artistes aussi prestigieux que Dina Bell, Ben Decca, Moni Bilè, Pierre De Moussy. Servi par une équipe nationale au grand complet, JC Mbimbè use avec brio, de tous les artifices nés au sein de ce groupe d’hommes dépositaire du makossa de ces années.
On le voit aussi s‘exprimer avec bonheur dans des slows qui ont traversé les époques ; les slows, cette spécialité exigeante, si prisée à l’époque par tous !

JC Mbimbé, parmi le quarte de tête des plus belles voix du makossa !

Son génie vocal qui est aussi particulier, est tout de suite associé à l’époque, à celui d’autres jeunes loups du makossa tels que Douleur, Guy Lobé, Charly Nellè, etc., Ce qui n’était en réalité qu’une étape vers la consécration, la reconnaissance finale constituée par son introduction dans ce classement, non officiel bien entendue, mais suffisamment révélateur, établi par l’entremise du bouche-à-oreille circulant en ces années-là, au sein des mélomanes de la ville de Douala. Ces mélomanes pour qui est fait le makossa ! Ces mélomanes qui s’en sont taillés un costume sur mesure ! Ces mélomanes des bars, cabarets, échoppes, circuits qui s’en sont finalement construit une ascèse ! Et pourquoi pas, un sacerdoce, comme le dit souvent, l’air grave, mon frère de la Cité sic, Mbapouck !  Et ce classement des mélomanes, jaloux de ce rythme et de ses acteurs, le fait émarger, et le maintient dans le quarté  de tête des makossa-man à l’habileté vocale la plus riche, en ces années 80-90 ! Quarté de tête évidemment constitué à part lui, des chanteurs  Dina Bell, Douleur et Ben Decca ! C’est dire l’énormité du talent de ce chanteur zézayant un peu de la langue, sans pour autant que cela n’ait pour effet de désharmoniser, de déséquilibrer ni même d’amoindrir, la qualité de sa production vocale !  Un JC Mbimbé est toujours reconnaissable entre mille makossa. Il n’est pas possible que l’on soit sujet à la confusion tellement le style de l’homme est manifeste. Tellement le vocal de l’artiste est inimitable ! Bien que question technique, rappelons-le toujours, son makossa ne s’éloigne point de celui aussi développé par des auteurs interprètes tels que Dina Bell, Pierre De Moussy, Moni bilè. Sous la férule de l’équipe nationale du makossa, bien entendue. 
Dibumbe : Des choses incroyables se déroulent dans la ville/ Des choses finalement assez difficiles à raconter/ Les filles de maintenant, développent de trop mauvaises habitudes/ de trop mauvais comportements/ Lorsque tout va bien, elles sont avec vous, mais lorsque tout va mal, elles vous abandonnent/je vais mourir, m’en aller, s’en trouver une femme à aimer/une femme à chérir/
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©Essombe Mouangue 2012
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samedi 31 mars 2012

Portrait Pierre De Moussy (suite et fin ) : Pierre De Moussy le crooner à succès estampillés makossa

 
(L’homme des tubes makossa étalés tout au long de sa carrière musicale)



Na wom-wom, Jomba jomba, Ndolo l’amour, Douala city, 2ème bureau, Diba, les titres à succès

Le talent de cet artiste au tempérament assez réservé qui a su, de manière prudente, proposer au public des œuvres équilibrées, sans trop de prétention, en rapport avec les limites de son talent, ne pouvait que porter des fruits. Et ceci,  par la production de titres qui s’inscrivent durablement dans l’édifice makossa. Et, qui se déclinent surtout avec la manière, c’est à dire totalement estampillés makossa, d’un bout à l’autre de leur proposition, contrairement à ceux provenant d’autres intervenants de la même planète, frappée d’une hybridée flagrante ou même discrète. 
Et les chansons à succès de Pierre De Moussy sont nombreuses, elles s’étalent dès le début de ses albums connus jusqu’au dernier ! Une constance dans la distribution qui a permis à l’artiste de rester au sommet des hits makossa, tout au long de sa carrière. Sans que l’on puisse parler de passage à vide, tant qu’il était en activité. On citera principalement ces quelques titres : Na wom-wom, Jomba jomba, Ndolo l’amour, Douala city, 2ème bureau, Diba. Ce qui n’occulte en rien la qualité des autres tubes non cités ici !
 Cependant, tout au long de cette carrière brillante, sacrifié le passage obligé d’interprétation de certaines de ses œuvres dans les cabarets, il reste quand même difficile d’inscrire des artistes actuels dans la foulée du feeling de Pierre De Moussy.
Signalons quand même l’immense hommage rendu par les regrettés Tom Yom’s (encore lui) et Charlotte Mbango au créateur de Assenga tho, en reprenant, dans les années 90, de la manière la plus admirable possible, ce titre des plus évocateurs.
Mais, nous pouvons nous le dire sans avoir à nous en voiler la face, que De Moussy, ce digne ressortissant de la région du Haut Kam,  qui affectionne les casquettes et les bérets comme son pote, Dina Bell, demeure quand même un joyau des plus précieux de ces âges où l’on savait encore, ce que signifiait faire du makossa, et le faire bien !


Discographie : Na wom-wom – Jomba jomba – Radio Trottoir – Ndolo l’amour – Ka lonka – Assenga tho – Makom ma bobé – Na ndé wombé – Densi – Ba ndene – Koko – Lo si kele ndolam – Kouna waka – Man mout – Lambo na lambo te – Combi airlines – Na tondi – Diba -  Longue ke miango (tos-tos pas-pas) – Deuxième bureau – Itoued’a mouto – Douala city – Dibi – Lele mba – Calicy – Na won dengue – Na si monga – Bunya bo – Mousawedi mwa mota sawa – Mulemba.

©Essombe Mouangue 2012

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